| MICHELE MERCIER | ||||
|
|
La vie est un roman, et Michèle Mercier ne le démentira pas, elle qui a si spectaculairement alterné les promesses et les échecs, le bonheur et la guigne, que sa destinée semble avoir été imaginée par un scénariste fécond. Née Jocelyne Mercier le 01/01/1939 et fille de pharmaciens niçois, elle est à 8 ans petit rat à l'opéra de Nice ( goût précoce pour la danse en ayant vu le film d'Emeric Pressburger « Les chaussons rouges » (1947) . C'est ensuite Londres, dont elle revient pour de brèves vacances chez ses parents. A l'occasion de l'une de ces visites, Denys de la Patellière la remarque et lui offre un rôle dans « Retour de manivelle », dont Michèle Morgan est la vedette. C'est en l'honneur de sa marraine de cinéma qu'elle adoptera son pseudonyme. Les événements vont alors se précipiter. Cette même année, elle tourne sous la direction de Leonide Moguy, qui, huit ans plus tôt, avait révélé Pier Angeli. En 1959, Robert Lamoureux accompagne ses débuts au théâtre, dans « La brune que voilà », comédie qu'elle reprendra au cinéma. Entretemps, le shah d'Iran, alors fraîchement divorcé de Soraya, est à Paris, en quête d'une épouse. Ils se rencontrent au cours d'une réception à Rome, où elle tourne « Les nuits de Lucrèce ». Mais, à l'époque, Michèle Mercier est amoureuse du chanteur Gianni Esposito, plus tard l'époux de Pascale Petit. Lorsqu'elle est approchée, en 1964, pour incarner Angélique de Sancé, Michèle Mercier n'est pas la seule sur les rangs. Nul ne se doute alors de la popularité que connaîtront les cinq films de Bernard Borderie, mais elle est humiliée de devoir se soumettre à une audition comme une vulgaire débutante. C'est finalement la mauvaise humeur qu'elle manifestera à cette occasion qui fera pencher la balance en sa faveur. Commence alors une période de gloire pour la comédienne, qui recevra jusqu'à cinq mille lettres quotidiennes, en provenance de tous les coins du monde, où son personnage de femme entreprenante, courageuse et amoureuse aura l'honneur des écrans.
Entre deux "Angélique" , Michèle Mercier tourne aux côtés de grands acteurs du cinéma, tels Jean Gabin (« Le tonnerre de Dieu »), Marcello Mastroianni (« Casanova 70 ») et Daniel Gélin (« Le soleil noir »). En 1968, craignant la perte de son identité au profit de son héroïne, Michèle siffle la fin de la partie. Mais aucun de ses autres films aucun de ses films n'aura permis de faire surgir un personnage capable de rivaliser avec Angélique .
De retour en France, en 1977, Michèle Mercier joue pour la télévision, dans « Les femmes du monde », et fait sa rentrée théâtrale dans « Le bluffeur ». Mais, trois ans plus tard déjà, elle songe à quitter les feux de la rampe, après avoir fait la connaissance d'un riche veuf de dix ans son cadet et père de deux enfants. C'est l'amour partagé. Mais la guigne la poursuit. A la veille du mariage, il tombe gravement malade. Six mois plus tard, il décède d'une tumeur au cerveau. Retour sur les planches, en janvier 1984, dans « Banco ! ». Un nouvel amour, un prince italien. Il est fou d'elle. Mais, au terme de près de deux ans de rie commune, et à la veille de convoler, ils se séparent car Le Vatican refuse d'annuler le mariage religieux du prince. 1997, il est question de reprendre enfin les aventures d'Angélique. Elle y partirait pour le Nouveau Monde, où ses deux enfants viendraient la délivrer des Indiens qui la retiennent captive. Mais, une fois encore, le projet fera long feu. Aujourd'hui, la comédienne vit à Cannes. De tout cela; Michèle dit : «J'ignorais à quel point le personnage m'emmènerait au pinacle, avant de me précipiter aux enfers », |
| Mis à jour ( Vendredi, 07 Septembre 2012 19:22 ) |














