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 THE COURT-MARTIAL 0F BILLY MITCHELL
CONDAMNE AU SILENCE réalisateur Otto Preminger..
DISTRIBUTION:
Gary Cooper: Billy Mitchell;
Charles Bickford : général Guthrie; Ralph Bellamy : le député Reid; Rod Steiger : Allan Guillion; Elizabeth Montgomery: Margaret Lansdowne; Fred Clark: colonel Morelanc James Daly: colonel White; Jack Lord: Zach Landowne; Peter Graves : capitaine Elliott; Herbert Heyes: général John J. Pershing; Darren McGavjn Russ Peters; Robert Simon : amiral Gage; CharleDingle: sénateur Fullerton; Will Wright: amiral Wiliam S. Sims; Dayton Lummjs: général Douglas MacArthur; Jan Wolfe: le président Coolidge, Grjf Barnett: une sténographe

Après la première guerre mondiale, le général Billy Mitchell, chef de l’aviation américaine, tente de convaincre les officiers supérieurs de l’Armée et de la Marine du rôle essentiel de l’aviation; son obstination lui vaut d’être relevé de son commandement, ramené au grade de colonel et envoyé au Texas. Stoïque, Mitchell déclenche une vaste campagne; des lettres dénonçant l’état d’impréparation de la défense aérienne américaine sont adressées aux notables. Elle n’a aucun succès. Après une succession de catastrophes aériennes, Mitchell accuse publiquement les départements de la Guerre et de la Marine d’”incompétence et de négligence criminelles”. On l’appréhende. Le procès aura lieu dans un entrepôt de manière à éviter d’attirer l’attention sur l’affaire mais celle-ci a eu le temps de s’ébruiter au point qu’un député propose d’aider l’accusé en qualité de conseiller juridique. Les personnalités se succèdent â la barre des témoins et l’avocat général des Forces Armées, le Commandant Guillon, a beau jeu pour présenter Mitchell qui souffre du paludisme comme un homme à la recherche d’une publicité gratuite. Reconnu coupable, il est suspendu de ses fonctions pendant cinq ans.

Ce qui devait être, à l’origine, la description "un épisode capital de la vie du général Billy Mitchell et des événements qui l’avaient précédé" donne naissance à un film grisâtre et presque ennuyeux. Dans sa mise en scène, Otto Preminger manque de fermeté et l’excellence de la distribution est contrebalancée par l'indigence du scénario. Cooper qui n’était peut-être pas l’acteur qu’il eût fallut pour incarner le général Mitchell, s’en tire à son honneur; ce qui vaut également pour Charles Bickford, Ralph Bellamy, Rod Steiger et Elizabeth Montgomery fille de Robert Montgomery, dont ce film constitue les débuts au cinéma.


Selon “Films in Review”: Gary Cooper, en général Mitcheil, n’est pas dans son rôle; il n’a ni la foi ni l’enthousiasme qui caractérisent le personnage. Il est vrai que le scénario fait de lui un soldat de pacotille et sans envergure, au lieu d’un homme que préoccupe avant tout la sécurité de son pays et de ses concitoyens.” Pour “New York Herald Tribune”: “Cooper effectue une bonne performance peut-être un peu guindée, mais il lui manque le fanatisme et l’ardeur du véritable Mitchell.”
En dépit de ces réserves et de l’accueil mitigé du public, le film valut à Milton Sperling et à Emmet Lavery, auteurs de l’histoire et du scénario, deux récompenses de l’Académie du cinéma.
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